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Vous jetez encore l’eau de cuisson du riz dans l’évier ?

Après avoir fait cuire du riz, l’eau restante finit généralement dans l’évier. Pourtant, lorsqu’elle a été préparée sans sel, sans huile, sans bouillon ni épices, cette eau chargée en amidon peut encore servir à quelques usages domestiques simples. Elle peut épaissir certaines préparations, faciliter le nettoyage de salissures légères ou rejoindre le compost en petite quantité. En revanche, elle se conserve mal et ne possède aucune propriété « miracle ». Voici cinq façons raisonnables de la réutiliser, avec les précautions nécessaires.

La règle essentielle : récupérer uniquement une eau de riz non salée

Toutes les eaux de cuisson du riz ne sont pas intéressantes à conserver. Pour les réutilisations proposées ici, récupérez uniquement une eau provenant de riz cuit dans de l’eau claire.

Ce qu’il vous faut

  • 250 à 500 ml d’eau de cuisson du riz ;
  • un récipient propre résistant à la chaleur ;
  • une passoire fine si nécessaire ;
  • un contenant fermé pour une éventuelle conservation au réfrigérateur.
  1. Faites cuire le riz sans ajouter de sel si vous prévoyez de récupérer l’eau.
  2. Prélevez l’eau restante lorsque la méthode de cuisson utilisée en laisse suffisamment.
  3. Filtrez-la pour éliminer les grains et petits morceaux.
  4. Laissez-la refroidir rapidement si elle n’est pas utilisée chaude.
  5. Utilisez-la de préférence le jour même. Si vous devez la conserver, placez-la rapidement au réfrigérateur dans un récipient propre et utilisez-la très rapidement.

Une eau devenue aigre, présentant une odeur anormale ou ayant séjourné longtemps à température ambiante doit être jetée.

1. Épaissir une soupe ou une sauce

L’utilisation la plus logique de cette eau riche en amidon reste… la cuisine.

Pour une soupe d’environ 1 litre, ajoutez d’abord 100 ml d’eau de cuisson du riz encore chaude. Mélangez et laissez mijoter 3 à 5 minutes avant d’observer la consistance.

L’amidon libéré par le riz peut légèrement épaissir la préparation et lui donner davantage de corps.

Vous pouvez procéder de la même façon avec certaines sauces : ajoutez 1 à 2 cuillères à soupe à la fois, mélangez puis chauffez quelques minutes.

Cette astuce fonctionne mieux avec une eau visiblement trouble et amidonnée. Elle est beaucoup moins intéressante lorsque le riz a été cuit dans une très grande quantité d’eau et que celle-ci est extrêmement diluée.

Pour des raisons de sécurité alimentaire, utilisez une eau de cuisson fraîche correctement conservée.

2. Faire tremper une casserole légèrement encrassée

L’eau de riz encore chaude peut être utilisée immédiatement pour faire tremper la casserole qui vient de servir.

Une fois le récipient suffisamment refroidi pour être manipulé sans danger, laissez environ 250 à 500 ml d’eau de cuisson tiède à l’intérieur pendant 10 à 15 minutes.

Passez ensuite une spatule en bois ou en silicone sur les résidus ramollis.

Videz l’eau puis effectuez le véritable nettoyage avec du liquide vaisselle et une éponge adaptée au matériau de la casserole. Rincez soigneusement.

L’eau de riz ne remplace donc pas le détergent : son intérêt consiste principalement à éviter de gaspiller de l’eau propre pour le premier trempage.

Cette méthode est surtout adaptée aux salissures alimentaires ordinaires, pas aux graisses fortement carbonisées.

3. Utiliser l’eau encore chaude pour prélaver la vaisselle

Si vous avez récupéré une quantité importante d’eau après la cuisson, vous pouvez également l’utiliser pour un prélavage immédiat de certains ustensiles.

Versez environ 500 ml d’eau de riz encore tiède dans une bassine ou dans une casserole sale. Ajoutez les ustensiles compatibles et laissez-les tremper pendant 5 à 10 minutes.

Retirez ensuite les restes alimentaires avec une éponge.

Terminez obligatoirement avec un lavage normal au liquide vaisselle et un rinçage à l’eau potable.

Cette réutilisation permet surtout de profiter une deuxième fois d’une eau qui aurait été jetée. Ne conservez pas pendant plusieurs jours de l’eau de riz uniquement pour laver la vaisselle : sa richesse en matières organiques favorise son altération.

Évitez également de faire tremper des ustensiles en bois pendant une longue durée.

4. L’ajouter au compost une fois refroidie

Une petite quantité d’eau de cuisson du riz non salée et complètement refroidie peut rejoindre un compost domestique.

Versez par exemple 250 ml maximum à la fois, répartis sur différentes zones du compost, puis mélangez légèrement les matières.

L’objectif n’est pas de fertiliser miraculeusement le compost, mais simplement de valoriser cette eau et les petites quantités de matière organique qu’elle contient.

Cette astuce est surtout intéressante lorsque le compost semble un peu sec.

En revanche, si votre compost est déjà très humide, n’ajoutez pas davantage de liquide. Incorporez plutôt des matières sèches comme des feuilles mortes ou du carton brun déchiré.

N’utilisez pas une eau contenant du sel, du bouillon, de la graisse ou une sauce. En compostage, l’équilibre entre humidité, matières sèches et aération reste beaucoup plus important que l’ajout d’eau de riz.

5. Arroser ponctuellement certaines plantes, avec prudence

C’est probablement l’utilisation qui demande le plus de précautions. L’eau de riz est parfois présentée comme un « engrais naturel puissant », ce qui est exagéré.

Si l’eau provient uniquement de riz et d’eau, qu’elle est fraîche et totalement refroidie, une petite quantité peut ponctuellement servir à arroser une plante extérieure en bonne santé.

Diluez 1 volume d’eau de riz avec 1 volume d’eau claire. Pour un pot moyen, commencez avec environ 100 à 150 ml du mélange, uniquement lorsque le substrat a réellement besoin d’eau.

Ne répétez pas cette opération quotidiennement. Un apport occasionnel est largement suffisant.

L’eau amidonnée peut favoriser le développement microbien dans le substrat lorsqu’elle est utilisée excessivement. En pot, où le volume de terre est limité, mieux vaut donc rester particulièrement modéré.

Elle ne remplace jamais un engrais adapté aux besoins de la plante.

Erreurs à éviter

Utiliser une eau salée sur les plantes. Des apports répétés de sel peuvent être nuisibles au sol et aux végétaux. Réservez au jardin uniquement une eau de cuisson sans sel.

Conserver l’eau plusieurs jours à température ambiante. Riche en matières organiques, elle peut rapidement s’altérer. Une odeur aigre ou inhabituelle signifie qu’il faut la jeter.

La considérer comme un engrais complet. L’eau de riz ne fournit pas dans des proportions maîtrisées tous les éléments nécessaires aux plantes.

L’utiliser comme produit de beauté maison. Les affirmations concernant des effets spectaculaires sur la peau ou les cheveux sont souvent exagérées, et une préparation alimentaire conservée dans de mauvaises conditions peut être contaminée.

Verser de grandes quantités dans les pots. Trop d’amidon et d’humidité peuvent favoriser des odeurs, des micro-organismes indésirables et un substrat constamment détrempé.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez réutiliser régulièrement l’eau de cuisson, décidez de son usage avant de cuire le riz afin de ne pas ajouter de sel.

Pour les plantes, privilégiez toujours un arrosage adapté, un bon drainage et une fertilisation correspondant réellement à leurs besoins plutôt que des recettes maison répétées.

Enfin, la réutilisation la plus simple reste souvent immédiate : soupe, sauce, trempage d’une casserole ou compost. Cela évite de stocker inutilement une eau qui s’altère rapidement.

Questions fréquentes

L’eau de cuisson du riz est-elle bonne pour toutes les plantes ?

Non. Elle n’est pas nécessaire et ne convient pas automatiquement à toutes les situations. Si elle est utilisée, elle doit être non salée, refroidie, diluée et donnée occasionnellement.

Combien de temps peut-on garder l’eau de riz ?

Le mieux est de l’utiliser immédiatement ou le jour même. Si nécessaire, refroidissez-la rapidement et conservez-la brièvement au réfrigérateur dans un récipient propre. Jetez-la au moindre signe d’altération.

Peut-on utiliser l’eau de riz salée au jardin ?

Mieux vaut éviter. Le sel n’est pas souhaitable pour un arrosage régulier et peut s’accumuler dans le sol, particulièrement dans les pots.

L’eau de riz est-elle vraiment un engrais ?

Pas au sens d’un fertilisant équilibré et dosé. Elle contient de l’amidon et de petites quantités de substances issues du riz, mais elle ne remplace pas une fertilisation adaptée aux besoins des plantes.

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