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Pourquoi planter du basilic près des poivrons ? Cette association peut vous surprendre

Au potager, certaines associations de plantes sont surtout utiles pour mieux occuper l’espace, attirer davantage d’insectes pollinisateurs ou créer un environnement plus diversifié autour des cultures. Le basilic et le poivron peuvent faire partie de ces associations intéressantes. Ils apprécient tous les deux la chaleur, une bonne luminosité et des arrosages réguliers sans excès, ce qui simplifie leur entretien lorsqu’ils poussent côte à côte. Le basilic peut aussi attirer des insectes utiles lorsqu’il fleurit, mais il ne faut pas le considérer comme une protection miracle contre tous les ravageurs.

Pourquoi cette association fonctionne-t-elle plutôt bien ?

Le poivron est une plante de chaleur.

Le basilic aussi.

Ces deux cultures apprécient généralement :

  • une exposition lumineuse ;
  • des températures relativement chaudes ;
  • un sol fertile et bien drainé ;
  • une humidité régulière ;
  • une protection contre les excès d’eau.

Cela signifie qu’elles peuvent partager des conditions de culture assez proches sans nécessiter deux routines complètement différentes.

C’est particulièrement pratique dans un petit potager ou dans un grand bac.

1. Le basilic occupe bien l’espace au pied des poivrons

Les plants de poivrons ont tendance à se développer surtout en hauteur.

Le basilic, lui, reste généralement plus bas et plus touffu.

Il peut donc occuper l’espace disponible entre ou autour des plants sans forcément leur faire beaucoup d’ombre, à condition de respecter une distance suffisante.

Cette organisation permet de mieux utiliser la surface du potager.

Évitez toutefois de serrer les plantes les unes contre les autres.

Une bonne circulation de l’air reste importante.

2. Le basilic en fleurs attire des insectes

Lorsque vous laissez quelques tiges de basilic fleurir, ses petites fleurs peuvent attirer différents insectes, notamment des pollinisateurs.

Les poivrons sont principalement capables de s’autopolliniser, mais les vibrations produites par le vent ou les insectes peuvent faciliter la libération du pollen.

Une plus grande diversité florale dans le potager peut donc être intéressante.

Cela ne signifie pas qu’un basilic garantit davantage de poivrons.

Considérez-le plutôt comme un moyen d’apporter davantage de biodiversité autour des cultures.

3. Les deux plantes aiment des conditions similaires

C’est probablement le véritable avantage de cette association.

Le basilic et le poivron apprécient tous les deux un substrat qui ne reste pas constamment détrempé.

Lorsque la terre commence à sécher en surface, un arrosage peut être nécessaire.

Dans un bac commun, vous pouvez donc souvent les gérer avec une routine similaire.

Mais vérifiez toujours l’humidité avant d’arroser.

Le basilic peut se flétrir très rapidement lorsqu’il manque d’eau, tandis qu’un poivron installé depuis longtemps peut être un peu plus tolérant.

Comment les planter ensemble ?

En pleine terre, laissez suffisamment d’espace pour que le poivron puisse développer son feuillage.

Vous pouvez placer un plant de basilic à environ 25 à 35 cm du pied d’un poivron, selon la taille des variétés.

Dans un grand bac, adaptez la distance au volume disponible.

Évitez de planter plusieurs basilics extrêmement serrés tout autour d’un jeune poivron.

Ils finiraient par se concurrencer pour l’eau, la lumière et les nutriments.

Quel sol choisir ?

Les deux plantes apprécient un sol riche en matière organique mais correctement drainé.

Avant la plantation, vous pouvez incorporer du compost mûr à la terre.

En pot, utilisez un terreau adapté aux cultures potagères.

Le contenant doit posséder de vrais trous de drainage.

L’eau doit pouvoir s’évacuer après un arrosage abondant.

Un sol constamment gorgé d’eau peut favoriser des problèmes racinaires aussi bien chez le basilic que chez le poivron.

L’arrosage : régulier mais pas excessif

Enfoncez un doigt dans la terre à environ 3 à 5 cm de profondeur.

Si elle reste humide, attendez.

Si elle commence à sécher, arrosez lentement au pied des plantes.

Évitez d’arroser uniquement le basilic en oubliant que le poivron possède un système racinaire plus large.

Dans un grand bac, répartissez l’eau sur toute la zone racinaire.

L’objectif est d’obtenir une humidité relativement stable.

Pourquoi éviter d’arroser constamment les feuilles ?

Dirigez l’eau vers le sol plutôt que sur tout le feuillage.

Un feuillage mouillé pendant longtemps, particulièrement avec une mauvaise circulation de l’air, peut favoriser certaines maladies.

Arroser directement au pied permet aussi de réduire les éclaboussures de terre sur les feuilles basses.

Le matin est souvent un moment pratique pour l’arrosage, mais vérifiez surtout si la terre en a réellement besoin.

Le basilic repousse-t-il les pucerons ?

On lit souvent que le basilic éloignerait automatiquement les pucerons et différents insectes des poivrons.

Il vaut mieux rester prudent avec cette affirmation.

La présence de plantes aromatiques peut modifier l’environnement olfactif du potager, mais le basilic ne constitue pas une garantie contre une infestation.

Inspectez régulièrement le dessous des feuilles de poivron.

Si vous repérez des pucerons, identifiez correctement le problème et utilisez une méthode adaptée.

Ne comptez pas uniquement sur une plante voisine.

Et les aleurodes ?

Même principe.

Le basilic est parfois cité comme plante répulsive contre les aleurodes, mais une association végétale ne remplace pas la surveillance.

Regardez régulièrement les jeunes feuilles.

Si de petits insectes blancs s’envolent lorsque vous touchez la plante, examinez-la de plus près.

Une détection précoce facilite généralement la gestion du problème.

Le basilic peut participer à un potager diversifié, mais il ne doit pas être présenté comme un insecticide naturel.

Le basilic peut-il améliorer le goût des poivrons ?

C’est une affirmation populaire dans les listes de compagnonnage.

Mais planter du basilic à proximité ne « parfume » pas directement les fruits du poivron.

Le goût des poivrons dépend surtout :

  • de la variété ;
  • du degré de maturité ;
  • du soleil ;
  • de l’eau ;
  • des conditions de culture ;
  • de la nutrition de la plante.

L’intérêt principal de l’association se trouve donc davantage dans la compatibilité de culture et la diversité du potager.

Attention à la concurrence dans les pots

Dans un petit contenant, même deux plantes compatibles peuvent se gêner.

Un poivron adulte possède besoin de beaucoup plus d’espace qu’un petit plant fraîchement acheté.

Si vous souhaitez associer les deux en pot, choisissez un grand contenant plutôt que le pot d’origine du poivron.

Le basilic ne doit pas occuper tout le volume racinaire disponible.

Si le bac sèche extrêmement vite chaque jour, c’est peut-être le signe que les plantes sont trop nombreuses pour son volume.

Le basilic doit-il être laissé en fleurs ?

Cela dépend de votre objectif.

Si vous voulez récolter beaucoup de feuilles, pincez régulièrement les extrémités et retirez la plupart des fleurs.

Si vous souhaitez attirer davantage de pollinisateurs, laissez quelques tiges fleurir.

Vous pouvez donc trouver un compromis :

récolter la majorité du basilic et laisser une petite partie produire des fleurs.

Cela permet de profiter à la fois des feuilles et de l’intérêt floral.

Comment récolter le basilic sans l’épuiser ?

Ne retirez pas uniquement les grandes feuilles du bas.

Coupez plutôt l’extrémité des tiges juste au-dessus d’une paire de feuilles.

Cette méthode favorise les ramifications.

Votre basilic devient alors plus compact et plus touffu.

Évitez toutefois de retirer une grande partie de la plante en une seule récolte, surtout juste après une transplantation.

Les poivrons ont besoin de soleil

Pour bien fleurir et produire, les poivrons ont généralement besoin d’une exposition très lumineuse.

Ne laissez donc pas le basilic ou d’autres plantes voisines devenir si grandes qu’elles leur font de l’ombre.

Taillez le basilic régulièrement si nécessaire.

De la même manière, évitez de placer le bac dans un endroit ombragé uniquement parce que le basilic y semble confortable.

L’association fonctionne lorsque les besoins essentiels des deux plantes sont respectés.

Quelle fertilisation ?

Le poivron est plus exigeant qu’un simple plant de basilic.

Un compost mûr peut aider à préparer le sol.

Pendant la croissance, utilisez si nécessaire un engrais adapté aux légumes-fruits selon les indications du fabricant.

Ne multipliez pas les doses.

Un excès d’azote peut produire beaucoup de feuilles sur les poivrons au détriment de la fructification.

Le basilic n’a pas non plus besoin d’une quantité excessive de fertilisant.

Le paillage peut les aider tous les deux

Une petite couche de paillage permet de limiter l’évaporation et de maintenir une humidité plus stable.

Vous pouvez utiliser, selon votre jardin :

  • paille propre ;
  • feuilles sèches adaptées ;
  • paillis végétal.

Laissez un petit espace libre autour de la base des tiges.

Évitez d’entasser une épaisse couche de matière constamment humide directement contre les plants.

Le paillage est particulièrement utile pendant les périodes chaudes.

Quelles plantes éviter de serrer avec elles ?

Même une bonne association devient problématique si le potager est surchargé.

Évitez de remplir chaque espace disponible avec une nouvelle plante.

Les poivrons ont besoin d’air, de lumière et d’un volume racinaire suffisant.

Si vous associez du basilic, contentez-vous de quelques plants.

Un potager dense mais bien organisé est préférable à une jungle où le feuillage reste continuellement humide.

Une routine simple pour cette association

Une ou deux fois par semaine :

  1. vérifiez l’humidité de la terre ;
  2. inspectez le dessous des feuilles ;
  3. récoltez les extrémités du basilic ;
  4. retirez les feuilles abîmées ;
  5. vérifiez que le basilic ne fait pas trop d’ombre ;
  6. attachez le poivron à un tuteur si nécessaire ;
  7. récoltez les fruits lorsqu’ils atteignent le stade souhaité.

Ces petites observations permettent de corriger rapidement un problème.

Erreurs à éviter

Planter le basilic collé contre le poivron. Laissez suffisamment d’espace aux deux systèmes racinaires.

Croire que le basilic élimine tous les parasites. Il ne remplace pas la surveillance.

Trop arroser parce que les deux plantes aiment l’humidité. Le sol doit rester drainé.

Laisser le basilic envahir toute la lumière. Taillez et récoltez régulièrement.

Mettre trop d’engrais azoté. Vous risquez de favoriser le feuillage au détriment des fruits.

Cultiver plusieurs plants dans un pot minuscule. Un grand bac est nécessaire pour une association durable.

Pour aller plus loin

Si vous disposez de plusieurs poivrons, testez l’association sur une partie du potager et observez les différences.

Laissez quelques fleurs de basilic pour les pollinisateurs et récoltez le reste régulièrement.

Ajoutez du compost mûr plutôt que de multiplier les recettes d’engrais maison.

Surveillez surtout la lumière et l’humidité du sol.

Finalement, le véritable intérêt du basilic près des poivrons n’est pas une mystérieuse protection contre tous les insectes : c’est surtout une association de deux plantes qui aiment des conditions proches et peuvent contribuer à un potager plus diversifié.

Questions fréquentes

Pourquoi planter du basilic près des poivrons ?

Les deux plantes apprécient la chaleur, la lumière, un sol fertile et une humidité régulière, ce qui les rend assez faciles à cultiver ensemble.

Le basilic protège-t-il les poivrons des insectes ?

Il peut participer à un environnement végétal diversifié, mais il ne constitue pas une protection fiable contre les pucerons ou autres ravageurs.

Quelle distance laisser entre les deux ?

En pleine terre, environ 25 à 35 cm constitue un bon point de départ, à adapter à la taille des variétés.

Faut-il laisser le basilic fleurir ?

Vous pouvez laisser quelques tiges en fleurs pour attirer des insectes, tout en pinçant le reste afin de continuer à récolter de belles feuilles.

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